Tout à elle, j’ai fermé ma porte au doute
Têtu comme une pierre, je n’ai jamais cessé de l’aimer.
Des douleurs ou des peines que je récolte,
Je tisse des bouquets de souvenirs
Pour que jamais, je n’oublie jusqu’où je l’aime.
Et si des fois je suis tenté de la détester,
Je comprends que c’est parce que je l’aime si fort.
Car en vérité,
De l’amour à la haine, ça n’existe pas.
Et des joies et des sourires que nous avons partagés,
Je fais des torches qui m’éclairent,
A chaque fois que j’ai mal en notre amour.
Je sais qu’elle n’est pas parfaite,
Mais je l’aime ainsi.
Car c’est des ténèbres que la lumière tient sa beauté
Et c’est dans la douleur que jaillit le cri qui ouvre à la vie.
Pendant longtemps
J’ai eu peur de la perdre,
Je me suis même dit que peut-êtrej’en mourrai.
Mais aujourd’hui, j’ai compris
Que c’est dans la conscience de la mort
Que réside toute la beauté de la vie.
Et pour moi,
De l’amour à la haine, ça n’existe pas…
D’elle,
Je ne jetterai aucun souvenir.
De toutes nos joies, de toutes nos douleurs,
De tous nos rires, de toutes nos colères,
De chaque larme ou de chaque caresse,
De chaque moment que nous avons partagé,
Je ferai une phrase et une page
Pour que jamais, je n’oublie
Combien la vie mérite d’être vécue…